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Depuis l’apparition du concept de « dépendance affective » popularisé par Robin Norwood dans le livre Ces femmes qui aiment trop, beaucoup de personnes se demandent si elles ne souffrent pas de cet état maladif. Ici, je vais décortiquer la dépendance affective ses symptômes et voir en quoi elle peut s’avérer toxique pour vos relations.

L’auteure, Robin Norwood, est psychothérapeute auprès de personnes alcooliques et toxicomanes. Dans son ouvrage, elle compare le fait d’aimer trop à la consommation abusive d’alcool ou psychotropes.

La dépendance amoureuse est indispensable au début d’une relation

Lorsque nous tombons amoureux, nous sommes dans une obsession de l’autre. C’est maladif, mais c’est une maladie délicieuse. La fusion est au commencement de toute histoire amoureuse. C’est grâce à elle qu’on apprend à connaître l’autre, et que le lien amoureux se construit et perdure.

C’est aussi dans le lien à l’autre qu’on apprend à se connaître. L’autre nous aide à être ce que nous sommes en même temps qu’il nous façonne dans notre identité. Une nécessité conduit tout amoureux à écouler en l’autre une part de soi, dans le même temps qu’il le colonise et possède une part de lui. 

La pulsion sociale nous pousse nécessairement à rechercher la présence de l’autre à intervalle régulier. Combien de temps êtes-vous capable de rester seul(e) ? Physiquement mais aussi sans média interposé (TV, réseaux sociaux…) ? Notre besoin de contact social peut se mesurer par cette durée de solitude tolérée. Plus l’intervalle est faible et plus le besoin est fort, plus il est conséquent et plus la pulsion est douce. Ce besoin de l’autre est naturel mais quand celui-ci n’est jamais rassasié, quand il s’intensifie et devient destructeur il se transforme en dépendance affective.

Nous sommes gouvernés par le plaisir. Il est une pulsion non spécifique. Elle nous pousse à explorer notre environnement mental et écologique d’une manière indéterminée. Cette pulsion hédonique est sous-tendue par l’Aire Tegmentale Ventrale (ATV) qui se situe dans la partie supérieure du tronc cérébral. L’ATV est un groupe de neurones qui projettent leurs axones sur des structures nerveuses sous-corticales comme les noyaux accumbens ou corticales comme le cortex préfrontal. Ces neurones libèrent comme neurotransmetteur de la dopamine qui active les cellules post-synaptiques. La dopamine est le neurotransmetteur de la pulsion hédonique. Il est le plaisir qui anime notre esprit.

Le désir, le plaisir qui pousse à agir peut être spécifié et orienté vers un objet particulier. L’ocytocine joue ce rôle. Elle est une neuro-hormone qui oriente le désir vers l’autre. Cette pulsion socio-affective a la fonction d’obtenir de l’affection de la part des autres.

Nous avons tous besoin de l’autre, de son attention, de sa reconnaissance, de sa présence. Ce besoin est universel. Notre besoin affectif nous rend dépendant des autres comme la faim nous contraint à rechercher de la nourriture. Nous ne pouvons pas vivre seul très longtemps sans souffrance. Notre autonomie par rapport à l’autre est relative et se compte en heures comme n’importe quel besoin. La neuropsychologie permet d’identifier les réseaux nerveux et les molécules de ce besoin affectif.

Le besoin affectif s’exprime par la libération d’ocytocine des noyaux paraventriculaire et supraoptique dans les synapses de l’aire tegmentale ventrale (ATV) et du noyau accumbens (Nac) constituant le système de récompense. L’augmentation d’ocytocine stimule la production de dopamine de ces structures. De cette manière, le désir est spécifié par l’ocytocine qui donne une direction pour être régulé. L’autre devient l’objet du désir.

La conscience motivée d’interagir choisit mentalement une ou des personnes satisfaisantes et cherche à rentrer en contact. L’Autre étant une source d’incertitude, il peut être agréable comme désagréable. Il est nécessaire de développer toute une intelligence sociale pour obtenir les récompenses désirées. Les récompenses sociales désirées obtenues produisent une libération d’opiacés des neurones du noyau arqué vers les structures d’ocytocine et de dopamine et inhibe leur activité. Cette inhibition transitoire du désir social marque sa satisfaction.

Le circuit normal du besoin de l’autre peut se schématiser de cette manière :

Du besoin normal de l’autre et la dépendance

Quand le désir affectif génère des attentes irréalistes et inadaptées, (cf. techniques cognitives) la réalité des autres et des relations sociales ne peuvent pas être satisfaisantes. Ce décalage entre ce que veut la personne de la part des autres et ce qu’ils peuvent donner provoque une frustration et crée le manque affectif.

Quels sont les symptômes d’une dépendance amoureuse néfaste pour vos relations ?

La théorie de l’attachement conçue par Bowlby, part du postulat qu’un jeune enfant a besoin, pour connaître un développement social et émotionnel normal, de développer une relation d’attachement avec au moins une personne qui prend soin de lui de manière cohérente et continue.

Les comportements d’attachement se modifient avec l’âge de par l’expérience vécue et de par l’environnement dans lequel on évolue.

Quatre styles d’attachement sont couramment décrits chez l’adulte : sécurisée, anxieux-soucieux, distant-évitant, craintif-évitant. Ils correspondent plus ou moins aux types d’attachement de l’enfance : sécurisée, inquiet-ambivalent, inquiet-évitant et désorganisé/désorienté.

Les adultes sécurisée tendent à adopter une vision positive d’eux-mêmes, de leurs partenaires et des relations qu’ils nouent. Ils se sentent à l’aise dans l’intimité comme dans l’indépendance, équilibrant les deux.

Les adultes anxieux-soucieux recherchent un haut niveau d’intimité, d’approbation et de réponse à leurs initiatives de la part de leurs partenaires, se montrant excessivement dépendants. Ils ont tendance à être moins confiants, à adopter une vision moins positive d’eux-mêmes et de leurs partenaires, et sont aussi susceptibles de montrer au sein de leurs relations un haut degré d’expression de leurs sentiments, de souci et d’impulsivité.

Les adultes distants-évitants recherchent un haut niveau d’indépendance, et semblent souvent éviter totalement l’attachement. Ils se perçoivent eux-mêmes comme auto-suffisants, non susceptibles de subir les sentiments d’attachement et n’ayant pas besoin de relations proches. Ils tendent à faire taire leurs sentiments, en gardant eux-mêmes à distance leurs partenaires, dont ils ont bien souvent une assez pauvre opinion.

Les adultes craintifs-évitants éprouvent des sentiments partagés au sujet des relations proches, à la fois désirants se sentant mal à l’aise avec la proximité émotionnelle. Ils ont tendance à se méfier de leurs partenaires et se considèrent eux-mêmes indignes d’affection. De la même façon que les adultes distants-évitants, les adultes craintifs-évitants tendent à fuir l’intimité, réprimant leurs sentiments.

Pour résumer, ce qui fait de la dépendance amoureuse un comportement dysfonctionnel, c’est le fait de rechercher l’approbation de l’autre à tout prix jusqu’à s’oublier et se renier d’éviter ou de ne pas savoir exprimer ses émotions et croire que c’est l’autre qui est à l’origine du dysfonctionnement relationnel.

La dépendance affective pourrait se définir aussi par « un type d’attachement qui lie une personne à une autre et dont la qualité et l’intensité ne correspond pas à la qualité et à l’intensité de la relation réelle. Il peut s’agir d’un attrait systématique envers des personnes avec qui une relation ne s’établit pas, d’une incapacité à quitter une relation malgré son effet destructeur, ou d’une incapacité à se détacher longtemps après la fin de la relation ». Cette définition s’applique autant aux relations amoureuses, amicales que familiales.

L’inadaptation du dépendant affectif peut provenir de différents facteurs isolés ou combinés :

  • L’incapacité à tolérer les frustrations socio-affectives
  • L’incapacité de contrôler ses attentes
  • L’incapacité à tolérer la solitude et le manque affectif
  • L’incapacité à s’affirmer, à exprimer ses désirs, ses émotions et ses pensées
  • L’incapacité à être empathique et attentif à l’autre
  • L’incapacité à alimenter un réseau socio-affectif.

L’unique but du dépendant affectif est de se sentir aimé par une seule personne ou par plusieurs.

Ce but devient obsédant et envahissant au point que la personne souffrant de ce fonctionnement est incapable d’apprécier d’autres activités. Son désir d’être aimé prime sur tout le reste. L’Amour ou la Mort ! L’Autre devient un objet addictif qui lui permet de ressentir cette affection tant désirée mais aussi de ne plus souffrir de son manque pendant ses courts instants de solitude.

Le dépendant affectif rentre dans un cycle addictif dans lequel il perd le contrôle :

Par exemple cette jeune femme qui souffre de sa dépendance affective à l’égard de son petit ami pense qu’à une seule chose : entendre «je t’aime» de sa part (Phase 1 de focalisation). Elle imagine tous les scénarios possibles pour lui faire dire indirectement ou directement. Ses projections l’enthousiasment, l’excitent, la rendent de bonne humeur (Phase 2 de stratégie). Elle décide de passer à l’acte. « Mon psy me dit toujours de m’exprimer, de dire ce que je désire ! J’y vais ! » (Phase 3 du passage à l’acte). Elle exprime directement sa demande de paroles d’amour. Son compagnon la comble. Elle est satisfaite. Très vite, elle ressent de la culpabilité, de la colère du fait d’avoir perdu le contrôle. (Phase 4). Elle se calme et à nouveau elle ressent le manque d’amour. Elle veut des preuves, se sentir aimée. (Phase 5). Le cycle est sur le point de recommencer …

Le but des séances de coaching est de retrouver de l’autonomie par rapport au besoin de l’autre en renforçant le contrôle de soi, sur sa pulsion socio-affective, sur ses émotions, sur ses pensées et ses comportements en vue d’établir des relations affectives satisfaisantes et saine. Ce travail nécessite un véritable engagement de la part du consultant par une pratique quotidienne.

La première étape est d’apprendre à comprendre son dysfonctionnement en pratiquant l’auto-observation. La plupart des personnes ne se comprennent pas et ont des préjugés sur eux-mêmes. Il s’agit d’observer dans les situations réelles, concrètes ses pensées, ses émotions, ses comportements le plus précisément possible afin d’établir les liens de causalité entres ces différentes variables.

L’observation de soi a la fonction évidente de s’enquérir de sa psychologie personnelle mais surtout elle offre l’avantage de modifier son rapport à soi, de prendre de la distance en se percevant comme un objet d’étude. Ici, l’auto-observation devient thérapeutique en soi.

La deuxième étape est celle qu’on peut qualifier de pulsionnelle utilisant la technique classique d’exposition avec prévention de la réponse centrée sur le besoin socio-affectif. Elle consiste à se mettre volontairement dans des situations où nous pouvons ressentir le besoin de créer ou de maintenir le contact comme par exemple les situations de solitude ou de séparation dans le but de vivre affectivement la pulsion socio-affective qui nous pousse vers l’autre sans y céder, sans passage à l’acte tout en y faisant face sans la combattre ou s’en distraire. La finalité de cet entraînement est de renforcer notre contrôle sur notre pulsion et accroître notre autonomie.

La troisième étape est celle du travail sur les attentes et les croyances . L’identification des nos attentes permet de prendre conscience de leur adéquation avec la réalité de l’autre. Ce que j’attends de l’autre est-ce réaliste ? Le manque affectif est généré par le décalage entre les attentes affectives et les possibilités de satisfaction. « J’attends tout de l’autre ! » pourrait être l’emblème caricatural des dépendants affectifs. Cette étape est consacrée à la construction de nouvelles représentations

  • de soi, de ce qu’on peut attendre de l’autre et de ce qu’on peut donner,
  • de l’autre, de ce qu’il peut donner, de ce qu’il attend,
  • de la relation affective (amicale ou amoureuse) son début, son évolution et sa rupture.

La quatrième étape est celle du comportement en particulier l’affirmation de soi. Le dépendant affectif étant tellement dans le besoin de l’autre qu’il est capable de tout pour maintenir le lien, de se soumettre, de se renier, de taire ses désirs, de toujours accepter ceux d’autrui, etc. L’affirmation de soi permet d’appendre à être soi en contact avec l’autre, de se respecter tout en respectant l’autre en apprenant à demander, à refuser, à critiquer, à complimenter et à exprimer son intimité sans craindre le rejet.

La dernière étape consiste à développer des relations sociales satisfaisantes pour soi et pour l’autre. L’exclusivité est déstabilisante et inadaptée. Il s’agit de développer un réseau socio-affectif réel et régulier. Notre stabilité affective provient d’échanges gratifiants de différentes personnes.

De cette manière, nous dépendons de plusieurs et d’aucune en particulier. Notre autonomie résulte de nos différentes sources de nourritures affectives. Quand une se tarie ou se dégrade provisoirement, les autres compensent et nous abreuvent de leur douceur. Apprendre à créer et à maintenir des relations sociales satisfaisantes consiste à trouver un équilibre entre soi et les autres, entre nos plaisirs et nos peines.

ANALYSE FONCTIONNELLE

L’analyse fonctionnelle se situe au coeur de l’évaluation comportementales et cognitives. On l’appelle aussi « analyse comportementale ».

Ont peu la définir en ces termes :

« L’analyse fonctionnelle porte sur l’observation du comportement directement ou indirectement quantifiable. Son but est de préciser les conditions de maintien et de déclenchement des comportements. On précisera où, quand, avec quelle fréquence, quelle intensité, en présence de qui se déclenchent les réponses inadaptées. On précisera également les conséquences du comportement du sujet sur les proches et l’environnement social : les bénéfices ou les résultats néfastes obtenus.»

L’analyse fonctionnelle ne s’arrête pas aux aspects superficiels mais cherche à isoler le ou les problèmes-clefs, dont la solution modifiera de façon durable et importante le comportement. Le coach étudiera également les pensées, les images mentales, les monologues intérieurs qui, bien souvent, vont accompagner et/ou précéder les comportements moteurs et verbaux.

Cette analyse fonctionnelle se fait, une fois de plus activement avec le consultant. L’idée est d’identifier le problème le plus précisément. Pour construire cette représentation du problème, nous utilisons des grilles d’analyse. Il en existe plusieurs.

Personnellement, j’utilise cette dernière. Elle a l’avantage d’être un outil fidèle à la réalité dans ses composants et ses relations.

 

Chaque case représente une variable de votre comportement présent. Tous vos comportements peuvent être analysés de cette manière. Nous pouvons nous poser les questions suivantes pour avoir nos réponses :

 

L’analyse fonctionnelle est à la base de la résolution de problème comportementales et cognitives. Cette étape conditionne la conception du but, les exercices pratiques et la réussite du but rechercher

Conclusion : Le désir de l’Autre est donc un besoin vital pour l’être humain inscrit dans son génome. Notre besoin affectif nous rend dépendant de l’autre. Nous ne pouvons donc pas nous en libérer totalement. Nous devons accepter cette nécessité intérieure qui nous relie à nos congénères pour apprendre à les choisir, à les aimer et à être aimer sans se trahir.

De cette manière, la satisfaction de notre pulsion sociale nous en libère provisoirement et nous ouvre à de nouveaux horizons …

Les consultations individuelles se font en face en face d’une manière interactive sans déplacement. Le coach et le consultant collaborent activement pour comprendre et résoudre le comportement problématique du consultant.

Cette collaboration peut se faire dans n’importe quel espace. Le cadre est la relation. Cela signifie qu’une séance de coaching dès que la relation est instaurée peut se faire par internet en vidéo conférence.

Mes tarifs vont de 40 € à 80 € en fonction du problème et des revenus du consultant. Habituellement, je rencontre mes consultants une fois par semaine pour une durée d'environs de 3 et 6 mois. Cette durée dépend de l'individu et des problématiques comportementales rencontrées. Certains dysfonctionnements nécessitent un travail d’un an. 

La présence aux rendez-vous fixés est nécessaire. La consultation implique un engagement réciproque de la part du coach et du consultant. C’est pourquoi les rendez vous annulés dans les 48h sont dus par respect vis à vis du professionnel mais aussi vis à vis des autres consultant qui auraient pu profiter du créneau.

La distance géographique empêche souvent la prise en charge d’une consultation. C’est pourquoi je pratique les consultation par skype sans aucun problème au sujet de l’efficacité. Skype permet un travail adéquat et fonctionnel, que le consultant soit au Canada, en France, en Côte d’Ivoire ou au Japon, les protocoles sont les mêmes.

Pour prendre rendez vous, vous pouvez me contacter directement par le formulaire de la rubrique «Contact» 

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